Si il y a une chose à retenir, c'est notre voyage vers les étoiles.
Si tu n'es plus là, près de moi, c'est que le temps t'as fait fuir. Il t'as jeté dans le gouffre, dans les profondeurs de l'océan. T'es-tu noyé? Probablement. Nous sommes deux alors. Parce que le goût de ton abandon, je l'ai sans cesse sur les lèvres. N'est pas de regrets, pas d'amertune. Suis-je censé alors ne plus avoir mal? Parce que la douleur, elle est là, abominable, sans pitié. Vise toujours plus haut, ne cesse jamais d'espérer. Je suis pourtant seul et les étoiles se cachent de ma vue. Le ciel est noir et l'océan glacial. Je ne sais plus où aller, je perd la saveur des choses. Je perd ton souvenir et tes traits que j'aimais tant. Sartre à dit: le héros n'est pas toujours héroïque si tu le vois autrement. N'es-tu donc pas celui qui m'avait sauvé ce jour-là? Avais-je rêvé? << L'amour est ailleurs, loin des apparences. >> Je t'ai pourtant aimé, désiré ici-même alors que seule la lune se montrait. Et si j'avais eu la force d'être encore quelqu'un, je me serais probablement battu. Mais je n'ai plus l'énergie nécessaire. Le temps aura eu résond de moi alors que tu es partis. Ai-je perdu la bataille? En valait-elle vraiment la peine? Regrettes-tu? Nos deux coeurs sont sous l'écume même si ces regrets font tout le charme d'un sourire pudique au bord des larmes. Le même amour, je ne crois pas le retrouver un jour... La vie n'est pas plus qu'une petite blague. Nos deux coeurs sont sous les vagues. C'est la vie qui décide de laisser nos mains pleines ou nos mains vides, de laisser croire à la beauté des songes. Mais dire "toujours", c'est toujours un mensonge. Un jour, c'est certain, vers les étoiles, nos deux coeurs mettront les voiles. << L'amour est ailleurs, loin des apparences. >>
La façon dont tu rêves. La façon dont tu ris. La forme de tes lèvres. Chaque jours je me dis que ce sera dure, puisqu'il faut lutter vu qu'il n'y a plus d'espoir, rien pour se raccrocher. J'ai caché les miroirs et changé les trajets. Mes pensées te frôles mais si loin de toi je suis, je ne sais même pas si tu les ressends parfois. Puisqu'on s'est aimés a se déchirer. Regarde-moi. Au moins qu'on se le dise les yeux dans les yeux pour la dernière fois. Comme la première fois. Regarde moi, s'il te plait regarde moi. C'est le monde à l'envers. Tant de chose ont changées. Je n'ai plus les pieds sur terre. Tout est à refaire. Le temps s'est arrêté. Il y a se besoin de toi qui revient trop de fois alors je ferme les yeux et te regarde. Toi, ta fine silhouette, tes cheveux soulevés dans la douce brise du printemps et ton sourire mélancolique. Il faut que je retienne cet instant. Il faut qu'il dure encore un peu pour qu'il s'imprime dans ma mémoire. Je dois savourer ce moment avant que je me détache de toi pour en faire une étape. Penser à ce moment précis me donnera probablement des forces, plus tard, quand j'hésiterai, douterai, me découragerai. Il faut que tu parles encore un peu pour que cet instant se remplisse, devienne réel et marque un tournant dans ma vie, une borne sur ma route. Grâce à ce moment-là, je serai plus forte et je pourrai continuer à avancer en sachant qu'il y a un sens, que toute la douleur que j'ai accumulée depuis que tu es partis s'est transformée en un pas en avant, une invisible progression. Je ne serai plus la même, j'aurai changée, j'aurai souffert mais cela n'aura pas été en vain. Cependant je n'y arrive pas. La douleur lacèrent mon coeur. Je n'arrive pas à t'oublier, je n'arrive pas à te haïr, à te méprendre. Alors, comme un signe d'adieu, chante cette chanson que nous aimions tant. Fredonne-la comme un de ces airs que l'on t'apprend à l'école. Oui c'est ça, continue, ne t'arrête pas ! Ta voix est si belle, si envoûtante que ça devient douloureux de l'écouter. Mais n'y fais pas attention, peu importe. Je t'entend, ça semble improbable, inouï. Je t'entend toujours...
Les rôles ont changés.